09 avril 2009
Quand Benoît XVI écrivait dans une revue facho
Un député autrichien a déterré un vieux texte de 1998 signé du cardinal Ratzinger dans une publication pangermaniste.
Janvier 2009. Karl Öllinger, un député écologiste autrichien qui s'est spécialisé dans le combat contre l'extrême droite florissante dans son pays, tombe sur un hors-série de la revue Die Aula, paru à l'occasion du 150e anniversaire de la révolution allemande de 1848.
Au milieu des affabulations de négationnistes de députés d'extrême droite et de membres du parti néonazi allemand NDP, il tombe - éberlué - sur un texte signé du cardinal Ratzinger et intitulé « Freiheit und Wahrheit » (« Liberté et Vérité »).
En fait, une charge virulente contre les libertés individuelles et le système démocratique, qui aujourd'hui encore, peut être consultée à Vienne, au Centre de documentation et d'archives sur la résistance (DÖW), un organisme chargé de surveiller les mouvements extrémistes.
Embarras de l'Eglise
Dans un premier temps, le diocèse de Vienne a affirmé que le cardinal Ratzinger n'a jamais donné son feu vert pour une publication dans Die Aula : « Liberté et Vérité » était en fait un vieux texte datant de 1995, publié pour la première fois dans une revue chrétienne conservatrice.
Pas de bol, celui qui avait à l'époque négocié la publication avec le secrétaire du cardinal a gardé tous les échanges de leurs lettres : le cardinal a bel et bien, à l'époque, donné son accord par écrit pour une reproduction.
Aujourd'hui encore, les milieux extrémistes germaniques considèrent Benoît XVI comme l'un des leurs et se flattent que le souverain ait publié dans leur revue. Le hors-série est d'ailleurs en vente sur Internet !
Die Aula défend les négationnistes
Cette information éclaire d'un jour nouveau le tournant idéologique du Vatican depuis que Benoît XVI a été nommé pape. L'homme, bavarois de naissance, peut en effet difficilement expliquer aujourd'hui n'avoir pas su ce qu'était Die Aula en 1998, la revue étant publiée en langue allemande. Elle soutenait alors clairement l'ascension de Jörg Haider et sa triste notoriété dépassait les frontières de la petite Autriche.

24 mars 2009
Visite Papale

22 octobre 2008
Bye bye Emmanuelle

19 septembre 2008
La laïcité en danger
Merci à Malek Boutih, François Bayrou, Vincent Peillon, au Général de Gaulle, à Jacques Chirac d'avoir rappelé trois évidences qui échappent à Nicolas Sarkozy:
1. la religion est une affaire respectable mais privée.
2. Tous les Français ne sont pas catholiques
3. Agiter le débat sur la laïcité cache les vrais sujets.
Merci à SarkoFrance
16 septembre 2008
Edvige et Benoit

11 juin 2008
Mariage mode d'emploi

22 février 2008
Sarkokozi Show

21 février 2008
Sarkozykoko Show

La directrice de cabinet du président Nicolas Sarkozy, Emmanuelle Mignon, a créé la polémique mercredi, avec des propos confiés à VSD puis démentis, dans lesquels elle estime que les sectes sont "un non-problème" et s'interroge sur la menace représentée par la scientologie. Nicolas Sarkozy a fait une mise au point jeudi affirmant au contraire que "les activités sectaires" étaient "inacceptables" mais sans donner son avis sur le caractère sectaire de la scientologie.
20 février 2008
Nicolas tout puissant

Le clergé vit au détriment
Du peuple qu'il vole et qu'il gruge
Et que finalement
Il juge.
(Georges Brassens / 1921-1981 / Opinion)
Notre petit président vomit du Guaino comme un enfant fait sa gastro, parlant d'un "monde sans Dieu, que le nazisme et le communisme ont cherché à bâtir", il semble important de rappeler le rôle plus que trouble et souvent actif qu'ont joué les églises catholiques d'Europe en général, et le Vatican en particulier, aux côtés des nazis allemands, comme d'ailleurs des facistes italiens ou espagnols.
Rappelons par exemple que le pape Pie XII n’a, durant la Seconde Guerre mondiale, jamais condamné la persécution des juifs par les nazis. Et évoquons qu'il n'y a pas si longtemps le directeur israélien du centre Wiesenthal de recherches sur le nazisme a été contraint d'exprimer son regret que le Vatican ne reconnaisse pas que "l'antisémitisme chrétien a conduit à la Shoah". C'était après que dans un texte intitulé "Souvenons-nous : une réflexion sur la Shoah", publié le 18 mars 1998, le Vatican a cherché à nier un lien de cause à effet entre l'antijudaïsme historique des chrétiens et l'antisémitisme des nazis, le Vatican se contentant seulement de déplorer que des chrétiens n'aient pas apporté, à ceux qu'on persécutait, toute l'aide qu'on était en droit d'attendre d'eux, exprimant néanmoins ses "regrets" pour "la méfiance et l'hostilité" dont les juifs ont été victimes de la part des chrétiens et demande pardon "pour les fautes" de ses croyants. C'est dire si le Vatican lui-même va moins loin dans le révisionnisme historique que Nicolas Sarkozy.
Voltaire disait : "La religion existe depuis que le premier hypocrite a rencontré le premier imbécile !"
01 février 2008
Dieu protège la France

« Les religions sont un plus pour la République… ce sont les sectaires qui ont fait de la laïcité une laïcité de combat. » Le thème du débat ? « Dieu peut-il se passer de la République ? »
Nicolas Sarkozy voit plutôt les choses dans l’autre sens. À l’entendre, la République ne peut pas se passer de Dieu. Surtout dans les quartiers populaires, où le manque de spiritualité semble expliquer tous les maux.
« Nos quartiers sont devenus des déserts spirituels, je ne pense pas que nous ayons quoi que ce soit à y gagner […] Si personne n'explique que la vie n'est pas un produit de consommation, il ne faut pas s'étonner que le sens de la vie ne soit pas le même à La Courneuve qu'à Neuilly », lance-t-il à son public.
Il définit la laïcité comme le fait de « tolérer les autres religions ». Pourquoi les autres ? Il sous-entend « autres que catholiques » ? Non ! La laïcité c’est tolérer toutes les religions et surtout séparer formellement l’église et l’état. Ainsi, un chef d’état Français n’a pas le droit de faire une ode à la religion comme il vient de le faire.

