15 mai 2009
Bayrou-Sarkozy: Le temps de la haine
François Bayrou met définitivement à nu la haine qu'il voue à Nicolas Sarkozy. Ou comment de rivaux politiques, les deux hommes, aux profils et aux trajectoires opposées, sont devenus de véritables ennemis. Peu disert sur la question, le chef de l'Etat préfère, pour l'heure, envoyer ses hommes au front. Et réserver le choc frontal pour 2012 ?

Chaque jour qui passe rapproche Bayrou de son personnage. Sa haine est paisible, tant elle le structure. "Peu à peu, m'est venue la certitude que le monde que je voulais transmettre n'était pas le sien", dit-il au JDD. Il bombarde le château, glorieusement seul, peaufinant ses phrases, pensant organiser le rejet par le pays de l'homme détesté.
Sarkozy, lui masque sa colère. Le Président, pour un guerrier, a parfois des étonnements! En 2007, il n'a pas compris que Bayrou l'ignore, puis transgresse l'ordre établi de la droite et de la gauche. Il a trouvé Bayrou inconséquent, puis détestable. Il a haï méthodiquement, entrepris d'éliminer le rebelle en l'isolant. Mais l'autre a tenu, et le Président ne moque plus le "conseiller municipal de Pau". Sarkozy affiche désormais une souveraine tolérance face à la critique. Mais la hargne des ses soldats - tel le porte-parole de l'UMP Dominique Paillé, auteur d'un contre-pamphlet - trahit une inquiétude.
"Si Bayrou passait devant un PS déliquescent, il pourrait être une vraie menace en agrégeant les oppositions", murmure un sage du régime. Vendredi, un sondage OpinionWay publié par Le Figaro mettait Bayrou à 20% d'intentions de votes pour une présidentielle, un seul petit point derrière Ségolène Royal! Le Président, lui, maintient que les socialistes resteront incontournables, et que l'équation de Bayrou est impossible. Il affirme aux siens n'avoir jamais cherché à contacter Bayrou, en 2007. Si l'autre n'existe pas, sa haine sera inoffensive?
Article extrait du JDD
04 mai 2009
2 nouveaux cas de grippes mexicaine confirmés en France

L'Institut de veille sanitaire (InVS) a confirmé lundi matin deux nouveaux cas de grippe A/H1N1 en France, ce qui porte à quatre le nombre de cas avérés dans l'Hexagone.
Les deux nouveaux cas, précise l'InVS dans un communiqué, sont "un homme de 23 ans et une femme de 24 ans, sans lien l'un avec l'autre. Tous deux ont séjourné au Mexique".
Leurs symptômes sont apparus "respectivement les 30 avril et 1er mai derniers. Ils sont toujours hospitalisés à l'Hôpital Bichat (Paris) et leur état de santé n'inspire pas d'inquiétude", explique l'Institut. Le "nombre total de cas confirmés en France s'élève désormais à quatre. Huit cas probables sont en cours d'investigation", selon l'InVS.
Selon la ministre de la Santé Roselyne Bachelot, qui avait auparavant annoncé sur RTL les deux nouveaux cas, "ces deux personnes vont bien et nous notons un état favorable de leur état". Les deux patients, a ajouté Mme Bachelot, sont hospitalisées à La Pitié-Salpêtrière à Paris. "Ce sont des cas bénins mais avérés", a-t-elle expliqué. AP
01 mai 2009
De bling et de broc

28 avril 2009
Visite officielle en Espagne

25 avril 2009
Rachida Dati au jeu de la vérité sur l'Europe
Rachida Dati, n° 2 de la liste UMP pour les élections européennes en Ile-de-France, bredouille une réponse incompréhensible sur une question pourtant relativement simple : "L'Europe s'occupe-t-elle trop des affaires nationales ?" "Elle s'occupe de ce qu'on lui donne à s'occuper... Elle s'occupe de ce qu'on lui donne à s'occuper avec les gens qui peuvent porter ces affaires à s'occuper. Donc, nous en l'occurrence." Sans se démonter le moins du monde la candidate ajoute : "J'ai bien fait là. !"

La piètre prestation de Mme Dati s'est déroulée mercredi 22 avril à l'Assemblée nationale, lors d'une réunion organisée par les Jeunes populaires - la branche jeune de l'UMP - sur l'Europe, en présence de Michel Barnier, l'animateur national de la campagne et de Xavier Bertrand, le secrétaire général du parti majoritaire. La ministre est intervenue dans le cadre d'un "quiz" organisé par les "jeunes pop'". Pour aggraver son cas, Mme Dati, munie de petites fiches, a répondu à une question sur le développement durable, en précisant qu'elle l'avait préparée ! Ainsi, elle déclare : "On avait répété un peu ! Je récite. 77 % de notre énergie provient du nucléaire... C'est ça ? Non, électricité... On m'avait dit énergie. Mais il faut quand même se mobiliser pour développer les éoliennes. C'est ça ?".
Embarrassé, Michel Barnier, tête de liste en Ile-de-France au côté de Mme Dati, a expliqué qu'il fallait replacer l'intervention de sa colistière dans le contexte d'un "quiz humoristique". "Nous étions dans une ambiance décontractée, a-t-il confié au Monde, dans un moment de détente, après deux heures de discussion sérieuse. Moi j'ai été interrogé sur Molière et Shakespeare." La direction de la campagne a précisé dans un communiqué qu'il s'agissait d'une "séquence ludique de dix minutes appelée "sur le grill", un pastiche d'un jeu télévisé" où "Rachida Dati, comme les autres candidats, s'est prêtée au jeu avec humour, dans l'esprit et le ton qui convenaient à l'exercice"
Les concurrents de l'UMP n'ont visiblement pas le même sens de l'humour. "Spectacle gênant", a commenté François Bayrou, qui montre, selon lui, le peu "d'intérêt" de l'UMP pour l'Europe. "Affligeant", a jugé Harlem Désir, tête de liste du PS en Ile-de- France, qui s'est dit "scandalisé" que l'UMP envoie au Parlement européen des "gens incompétents". "La politique, c'est aussi rire, a répliqué Rachida Dati sur France Info. On avait un moment de détente avec les Jeunes populaires. On a beaucoup ri, puis ensuite on a travaillé sur le fond".
Décidément, la campagne européenne de l'UMP commence sous les plus mauvais auspices. Incapable de boucler ses listes, à un mois et demi du scrutin, le parti majoritaire doit désormais gérer un procès en incompétence. Pour assombrir tout à fait sa journée, l'UMP a annoncé que sa "caravane de l'Europe" avait été bloquée à Lyon par des manifestants "dont certains cagoulés" et armés... d'oeufs.
22 avril 2009
Continental nous laisse plus qu'à poil

L'intersyndicale de l'usine Continental à Clairoix (Oise) a dénoncé "le double langage du gouvernement" dont les représentants avaient, selon les syndicats, proposé une médiation de l'Etat mais ont "refusé" de discuter dans la journée avec des salariés.
"Les salariés de Continental dénoncent le double langage du gouvernement, le mépris de Continental et l'union sacrée entre l'Etat et la multinationale".
Les syndicats affirment que Philippe Gustin, chef de cabinet de la ministre de l'Economie Christine Lagarde, qui avait "promis (...) une négociation avec Continental", et le sous-préfet de Senlis "ont refusé tout contact avec les représentants des salariés" aujourd'hui.
Le secrétaire d'Etat à l'Industrie Luc Chatel a annoncé mardi à l'AFP qu'il proposait des discussions "tripartites" entre les salariés de Continental et la direction autour du gouvernement. Les syndicats n'avaient pas réagi à cette proposition ce soir. "A ce mépris est venue s'ajouter la décision scandaleuse du tribunal de Sarreguemines (Moselle)", qui a débouté mardi les salariés de Continental dans leur demande de suspension ou d'annulation de la procédure de fermeture de l'usine, selon le communiqué syndical.
Fait-divers

18 avril 2009
Les Politi-Buses

09 avril 2009
Quand Benoît XVI écrivait dans une revue facho
Un député autrichien a déterré un vieux texte de 1998 signé du cardinal Ratzinger dans une publication pangermaniste.
Janvier 2009. Karl Öllinger, un député écologiste autrichien qui s'est spécialisé dans le combat contre l'extrême droite florissante dans son pays, tombe sur un hors-série de la revue Die Aula, paru à l'occasion du 150e anniversaire de la révolution allemande de 1848.
Au milieu des affabulations de négationnistes de députés d'extrême droite et de membres du parti néonazi allemand NDP, il tombe - éberlué - sur un texte signé du cardinal Ratzinger et intitulé « Freiheit und Wahrheit » (« Liberté et Vérité »).
En fait, une charge virulente contre les libertés individuelles et le système démocratique, qui aujourd'hui encore, peut être consultée à Vienne, au Centre de documentation et d'archives sur la résistance (DÖW), un organisme chargé de surveiller les mouvements extrémistes.
Embarras de l'Eglise
Dans un premier temps, le diocèse de Vienne a affirmé que le cardinal Ratzinger n'a jamais donné son feu vert pour une publication dans Die Aula : « Liberté et Vérité » était en fait un vieux texte datant de 1995, publié pour la première fois dans une revue chrétienne conservatrice.
Pas de bol, celui qui avait à l'époque négocié la publication avec le secrétaire du cardinal a gardé tous les échanges de leurs lettres : le cardinal a bel et bien, à l'époque, donné son accord par écrit pour une reproduction.
Aujourd'hui encore, les milieux extrémistes germaniques considèrent Benoît XVI comme l'un des leurs et se flattent que le souverain ait publié dans leur revue. Le hors-série est d'ailleurs en vente sur Internet !
Die Aula défend les négationnistes
Cette information éclaire d'un jour nouveau le tournant idéologique du Vatican depuis que Benoît XVI a été nommé pape. L'homme, bavarois de naissance, peut en effet difficilement expliquer aujourd'hui n'avoir pas su ce qu'était Die Aula en 1998, la revue étant publiée en langue allemande. Elle soutenait alors clairement l'ascension de Jörg Haider et sa triste notoriété dépassait les frontières de la petite Autriche.

Au pays de Silvio

Les rescapés du séisme de lundi dans les Abruzzes vont-ils apprécier la comparaison faite par le premier ministre italien ? Interrogé mercredi sur les lieux du séisme par la télévision allemande N-TV, Silvio Berlusconi, omniprésent sur le terrain depuis lundi, a conseillé aux rescapés du tremblement de terre hébergés provisoirement sous des tentes de faire comme s'ils étaient au camping.
«Il ne leur manque rien, ils ont des soins médicaux, de la nourriture chaude... Bien sûr, leur abri actuel est tout à fait provisoire mais justement, il faut prendre ça comme un week-end en camping», a-t-il répondu à la journaliste qui l'interrogeait sur la situation des sinistrés.

