04 décembre 2008
Retraites à 70 ans

C'est à coups de canif, réputés moins douloureux, que Nicolas Sarkozy et la majorité UMP sont en train de remettre en cause, sans le dire, le modèle social français. Quelques euros de franchise médicale par ci, un peu de travail le dimanche par là, des réductions d'effectifs et des coupes budgétaires tous azimuts... Et voilà désormais la retraite à 70 ans!
Les Français qui n'ont pas bien suivi ont dû être surpris d'apprendre samedi 1er novembre -jour de la Toussaint!-, que leurs députés avaient voté dans la nuit, sans que l'on y prenne garde, une disposition permettant aux salariés de travailler jusqu'à l'âge de 70 ans, sur une base volontaire évidemment.
Les réactions de plusieurs porte paroles de la gauche et des syndicats ne s'y sont pas trompés. Il est clair, comme l'a déclaré la député des Verts, Martine Billard, que "l'âge de la retraite est insidieusement repoussé à 70 ans".
Le volontariat n'est, à ce stade, qu'un cache sexe d'une réforme fondamentale à venir, du fait que, selon toute vraisemblance, de moins en moins de salariés auront suffisamment cotisé à leur arrivée à l'âge de la retraite légale, à 65 ans.
Certaines des réformes sociales engagées sont de logiques adaptations à un environnement différent, à l'évolution de la pénibilité de certaines tâches, ou constituent des modernisations acceptables.
Extrait d'un article de Rue89
01 août 2008
Assouplissement de la loi SRU : L'astuce à 15 € de Madame Boutin

«Ca va faire tomber des tabous.» Christine Boutin en est fière : son projet de loi sur le logement, présenté hier matin ( 28 juillet ) en Conseil des ministres et débattu à l’automne par le Parlement, rebat plusieurs cartes sur le débat toujours abrasif du logement social et, donc, de la mixité sociale.
Curieusement, on ne trouve qu'une seule formation politique pour féliciter Christine BOUTIN : Le Front National
"Le dernier conseil des ministres avant les vacances a été l’objet de nouvelles promesses, comme si la liste n’était pas déjà assez longue de ces promesses dont on attend toujours la réalisation. On note toutefois avec la plus grande satisfaction que Mme Boutin a présenté un projet de loi qui doit « permettre à tous les Français d'être logés ». On ne peut que se féliciter de cette courageuse affirmation de la préférence nationale, surtout dans le domaine des logements sociaux où la préférence étrangère est la règle depuis des années.
Hélas, Mme Boutin va sans aucun doute devoir faire face à une procédure qui la conduira devant la Cour de Justice de la République pour « discrimination » envers les étrangers. Nous l’assurons à l’avance de tout notre soutien" - Source FN
14 juillet 2008
La grande muette défile....muette

Les armées vont être confrontées à une cure d'amaigrissement sans précédent dans les prochaines années. Quelque 54.000 des 320.000 postes civils et militaires de la Défense seront supprimés dans les 6 ou 7 prochaines années. Les effectifs des seules armées seront ramenés de 271.000 à 224.000 personnes (-47.000).
L'armée de l'Air sera la plus touchée avec une réduction de 24% de ses troupes, suivie de l'armée de Terre avec 17% puis de la Marine avec 11%. Les quelque 7.000 autres suppressions de postes affecteront la Délégation générale pour l'armement (DGA), commanditaire des programmes d'armement, et le Secrétariat général pour l'administration (SGA) de la Défense. L'objectif est de tendre vers une inversion du ratio forces de soutien/forces opérationnelles, actuellement de 60% pour les premières, 40% pour les secondes. L'Etat s'est engagé à réinvestir intégralement les économies ainsi réalisées dans la remise en condition des matériels de l'armée.
Concernant la refonte de la carte militaire, il faudra attendre début juillet pour connaître quelles seront les bases ou sites supprimés.
Daty-Morin même combat...
08 juillet 2008
Libre

Les députés ont achevé dans la nuit de lundi à mardi l'examen du projet de loi sur la réforme du temps de travail, après un long débat sur l'un des points les plus controversés, le sort réservé aux cadres et autres salariés soumis aux "forfaits".
Le texte doit faire l'objet d'un vote solennel mardi après-midi.
Entamé le 1er juillet, l'examen du texte, sur lequel la gauche entendait mener un combat emblématique contre le gouvernement, est finalement passé relativement inaperçu, en plein consensus politique autour de la libération concomitante d'Ingrid Betancourt.
Tout au long de la journée de lundi, l'Assemblée a débattu des salariés relevant des "forfaits", majoritairement des cadres mais pas seulement (VRP, salariés dits "autonomes"...).
Leur nombre doit s'étendre avec la réforme du temps de travail introduite, contre l'avis des partenaires sociaux, par Xavier Bertrand (Travail) dans le projet de loi transcrivant l'accord sur la représentativité syndicale.
La création du forfait jours dans les lois Aubry a été inspirée par l'impossibilité de comptabiliser le temps de travail de certains cadres dépassant largement les 35 heures par semaine (seule limite, 13 heures par jour).
En contrepartie du non-paiement des heures supplémentaires effectuées, ces salariés bénéficient de jours de repos supplémentaires au-delà des 5 semaines légales de congés payés.
Actuellement, les 35 heures équivalent, sur l'année, à des forfaits de 218 jours. Une très grande majorité d'entreprises ont négocié des forfaits entre 200 et 210 jours.
Le texte du gouvernement ne fixait aucun plafond pour ces forfaits (de fait 282 jours, légalement), la rémunération forfaitaire, à partir du 219ème jour, étant majorée d'au moins 10%.
Face au tollé syndical, les députés UMP et NC ont voté dans la soirée l'instauration, hors accord collectif, d'un plafond de 235 jours.
Alors que l'entourage de M. Bertrand et Benoist Apparu, au nom de l'UMP, affirmaient que le plafond négocié dans les entreprises devrait être inférieur à celui fixé par défaut dans la loi, le rapporteur UMP du texte, Jean-Frédéric Poisson, a reconnu auprès de l'AFP que l'accord pourrait décider un plafond supérieur à 235 jours (dans la limite de 282 jours).
Les députés UMP ont toutefois renoncé à l'un de leurs engagements vis-à-vis des syndicats, à savoir une définition plus précise des salariés autonomes (ceux "dont la durée du temps de travail ne peut être prédéterminée").
La CFE-CGC voit dans ces 235 jours un "retour au siècle dernier". La centrale des cadres, qui entend déposer un recours devant la Cour européennes des droits de l'Homme, estime que "cette limite correspond, en fait, à une année pleine (365 jours) de laquelle on retire les jours de congés (25), les samedis (52), les dimanches (52) et le 1er mai".
"La suppression des jours fériés chômés payés, le Medef l'avait rêvée, vous êtes en train de la réaliser. Si l'accord d'entreprise ne le prévoit pas, ils ne seront plus payés", a dénoncé elle aussi Martine Billard (Verts).
"Les plafonds évoqués sont des maxima. Si des jours fériés sont chômés, ils le demeureront. Ca ne sert à rien de chercher à faire peur", a affirmé M. Bertrand. "On peut déjà travailler aujourd'hui plus de 218 jours", a ajouté M. Apparu.
"C'est une régression sociale massive", a dénoncé Alain Vidalies (PS). "Ce que vous commettez, ce sera pour vous une tunique de Nessus. La trahison, on la traîne longtemps", a renchéri Jean Mallot (PS)
Source : Actualite.aol.
23 juin 2008
Réforme de l'audiovisuel

Sarkozy : "On ne voit pas très bien pourquoi il y aurait un service public !"... entre autres, parce que la liste des citations pourrait être longue. En 15 ou 20 ans, sur le sujet de la réforme audiovisuel, combien de fois Nicolas Sarkozy a-t-il changé d'avis... à votre avis ? A moins qu'en réalité, il n'ait jamais changé que ses mots... A voir, la rétrospective de ses déclarations, en vidéo...
Nicolas Sarkozy et la télévision, retour en arrière.
François Morel nous parle de l'improvisation...
Spectacle festif et engagé du 2 juin 2008 aux Folies Bergère
Appel du 2 juin aux Folies Bergère
envoyé par appeldu2juin
16 juin 2008
Le bling-bling n'est pas mort

« Les dépenses de l'Elysée ont progressé de 8,4 % en 2007 par rapport à 2006, passant de 32,383 millions à 35,111 millions d'euros, selon un document transmis à l'Assemblée dans le cadre du règlement définitif du budget 2007. » Voilà ce qu’on apprend le jour même, d’ailleurs, où tellement de copains blogueurs se gaussent du projet d’acquisition d’un nouvel avion présidentiel que j’ai la flemme de chercher tous les liens.
Pendant ce temps, le grenelle de l’environnement est en manque d’oseille et un nouveau projet de loi sur les prisons est présenté pour lutter contre la surpopulation carcérale sans y mettre de pognon. J’allais oublier les promesses d’amélioration de l’accueil des handicapés sans la moindre mesure coercitive.
La Présidence bling-bling, vous vous rappelez ? Tiens ! En recevait Kadhafi en grandes pompes… Ca ne l’empêche pas de continuer à se foutre de notre gueule.
Tout ça le jour où on annonce 72 nouvelles mesures pour que l’état fasse des économies…
Un article betapolitique
05 juin 2008
La disgrâce de Rachida

Rien ne va plus décidément pour Rachida Dati : "la ministre de la Justice, contrairement à l'usage, n'était pas montée à la tribune de l'Assemblée nationale défendre le projet de loi de révision constitutionnelle, raconte Raphaëlle Bacqué dans Le Monde. "Ne l'envoyez pas au front, elle est nulle",avait imploré Edouard Balladur auprès de l'Elysée.
À Matignon, la chose a vite paru entendue. Malgré la présence constante à ses côtés de Roger Karoutchi, le ministre chargé des relations avec le Parlement, qui est là pour la "coacher", Rachida Dati ne peut assumer seule un débat.
À deux reprises, lors de réunions avec des parlementaires, François Fillon, agacé, a posé sa main sur le bras de sa ministre pour interrompre le flot de ses affirmations cassantes et démentir ce qu'elle venait d'affirmer."
Et de douze ! En la personne de Mathieu Hérondart, qui a quitté son poste de directeur adjoint du cabinet de la ministre le 30 mai, Rachida a perdu le douzième de ses collaborateurs : quelle hécatombe ! Le 16 mai, c'était Pierre Boussaroque, son conseiller diplomatique, qui l'avait quittée. "une demande a été transmise par le ministère de la Justice au quai d’Orsay pour lui trouver un successeur, écrit Bakchich.info. Mais aucun diplomate ne s’est manifesté.
« Personne ne veut y aller », soupire un pilier de la maison…" Pourquoi donc ? Citons Libération : "«Colérique», «capricieuse» et «caractérielle» sont les adjectifs les plus employés chez les déçus de Dati.
«Mais attention, ce n’est pas là le vrai problème. On peut travailler avec des gens caractériels, ce qui est le cas de beaucoup
d’hommes et de femmes politiques, à condition qu’ils soient compétents qu’ils aient du fond et une vraie connaissance des dossiers», assassine un partant. Selon cet ex du cabinet, le seul véritable reproche à faire à la ministre serait «sa vision émotive et superficielle de la fonction. Le fait que sa principale préoccupation soit son image dans les médias."
En somme, et ne comptez pas sur nous pour pleurer sur son sort, Dati reçoit aujourd'hui un mérité retour de bâton. Même Sarkozy semble la lâcher, comme l'indique Le canard enchaîné du 28 mai, dans un article titré La crise de Dati : "En apprenant que Sarkozy avait constitué une "task force" de 7 ministres qu'il réunit, en principe, tous les jeudis, Rachida Dati a piqué une crise : elle est allée jouer les pleureuses à l'Élysée, le 21 mai, et a demandé à être intégrée à ce groupe de choc. Argument principal : son absence de cette nouvelle instance l'affaiblit car cela accrédite l'idée qu'elle a perdu la confiance du grand chef... Ses pleurs, en tout cas, n'ont pas porté pour le moment, puisque la garde des Sceaux n'a pas été invitée à l'Élysée le 22 mai, avec ses 7 collègues, à participer à la seconde rencontre du genre." Reste qu'au-delà de ces péripéties, Attila Dati est toujours en charge du portefeuille de la Justice et mène une politique pénale répressive désastreuse, en parfaite porte-flingue du populiste de l'Élysée
Un extrait d'article de Betapolitique
31 mai 2008
Le rouleau compresseur

18 mai 2008
Un président à la garderie

La Fédération syndicale unitaire (FSU, première fédération de l'Education) appelait à une manifestation nationale à Paris pour dénoncer les suppressions de postes et l'annonce de la généralisation du service minimum d'accueil des élèves en cas de grève, une "provocation" selon la FSU qui estime que Nicolas Sarkozy a franchi "la ligne rouge".
Lancé dans le courant du mois de mars, cet appel à une mobilisation nationale à Paris n'a pas été repris par les autres fédérations de l'Education, malgré l'unité affichée lors des grèves et des manifestations de jeudi et les protestations unanimes contre les annonces du président jeudi soir.
Nicolas Sarkozy annonce que le gouvernement déposera avant l'été un projet de loi sur un «droit à l'accueil des enfants inscrits dans nos écoles» lors des mouvements de grève. Ce projet prévoit une déclaration préalable des enseignants grévistes.
Encore une fois, N Sarkozy divise pour mieux règner, opposant les parents aux enseignants l'école . Et c'est encore un coup porté au droit de grève et aux libertés.
14 mai 2008
Fini le Bling-bling place au Couac-couac

Après le rejet momentané, mardi 13 mai, du projet de loi sur les OGM, la majorité UMP connaît de nouveau quelques difficultés après toute une série de couacs gouvernementaux. Le président du groupe UMP à l'Assemblée nationale, Jean-François Copé, est dans une position particulièrement délicate, d'autant qu'il était déjà critiqué à l'Elysée. En effet, les troupes de la majorité ne se sont que peu mobilisés puisque la motion de procédure PCF a été votée à une seule voix de majorité, signe que les députés UMP n'étaient pas assez nombreux dans l'hémicycle. Le groupe avait pourtant promis, à la mi-journée, d'être "mobilisé" sur le texte. Selon plusieurs sources, Nicolas Sarkozy et François Fillon auraient aussitôt téléphoné à Jean-François Copé pour "lui passer un savon".

