14 août 2008
L'art de léviter

Plusieurs voix se sont élevées lundi contre la réception à huis clos et sans journalistes du Dalaï lama au Sénat, prévue mercredi, notamment qualifiée de "honte" par un parlementaire UMP.
Les présidents des groupes parlementaires sur le Tibet des deux assemblées -tous deux membres de l'UMP- ont chacun regretté cette décision.
"Nous devons le recevoir à huis clos, dans le bureau d'un sénateur. C'est une honte!", a déclaré le député Lionnel Luca, président du groupe d'études sur le Tibet à l'Assemblée.
Soulignant que le Dalaï lama est prix Nobel de la paix, il a relevé que "ce n'est pas le cas des dirigeants chinois. Eux, c'est plutôt le prix Nobel de la dictature. Elle me fatigue, l'ambassade de Chine", a-t-il dénoncé dans un communiqué.
Son homologue du Sénat, Louis de Broissia, a assuré que le huis-clos (prévu dès l'annonce de la rencontre fin juillet) avait été décidé car le président de la Haute Assemblée Christian Poncelet "craignait de fâcher la Chine" avec une réception officielle.
"En outre, Christian Poncelet a souhaité que les journalistes ne soient pas là. Heureusement, il ne peut pas interdire aux parlementaires d'accéder au Sénat !", ajoute M. de Broissia dans un entretien à paraître mardi dans La Croix.
Il considère cependant le rendez-vous comme un "contact officiel". "Nous sommes un groupe reconnu par le bureau du Sénat et, en tant que parlementaires, nous représentons la nation", dit-il.
"Le président du Sénat tente une nouvelle fois de faire plaisir aux autorités de Pékin en refusant à la presse de couvrir une rencontre entre des élus français et le Dalaï lama", a déploré de son côté Reporters sans frontières (RSF).
Selon un communiqué de l'ONG, M. Poncelet tente ainsi "d'empêcher la presse de se faire l'écho d'un événement qui revêt une grande importance pour la communauté tibétaine".
Les deux groupes sur le Tibet réunissent respectivement 189 députés et 63 sénateurs, soit 252 parlementaires de toutes tendances politiques. Une quarantaine étaient attendus pour la rencontre de mercredi, selon des sources parlementaires.
Pendant ce temps nos politiciens tentent de récupérer un peu de couverture médiatique en annonçant des objectifs de médailles, certains sans rien connaître au sport.
Un article Inventerre
24 février 2008
Au pays des censeurs

La censure en Une de Courrier International d’un titre reprenant un article d’El Pais :”Sarkozy ce grand malade”. Les censeurs ? La société Métrobus (principaux actionnaires: Decaux et Publicis) qui gère les affichages dans le métro parisien. Déjà, lors de la campagne présidentielle, une publicité de Télérama reprenant un courrier de lecteur (”Vivement dimanche. Nicolas Sarkozy devrait faire attention, c’est la 3e fois qu’il invite Michel Drucker à son émission“) avait été censurée par ce même Métrobus.
Decaux ? Présent lors de la désormais “soirée du Fouquet’s” (Bakchich 1er janvier 2008) “partenaire de vélo de Nicolas Sarkozy” (Libération article du 31 janvier 2007) ou un “ami atron du second cercle” (RTL 9 mai 2007).
Publicis ? Maurice Lévy, PDG de Publicis, est membre du club Le siècle dont un autre membre est Nicolas Sarkozy (Wikipédia). Publicis conseil est l’agence qui a redessiné le logo de l’UMP et organisé le grand congrès de refonte du parti en 2004 quand Nicolas Sakozy en a pris la tête; congrés au budget de 5 millions d’euro, ayant été “critiqué jusque dans les rangs de la majorité”.
Lagardère (le “frère”) n’a pas non plus été en reste puisqu’on apprend qu’il a interdit aux kiosquiers de sa société Relay, présente sur tout le territoire, d’exposer le haut de l’affiche où le citoyen pourrait lire le titre en question. Titre qui, pourtant, pourrait l’éclairer du ressenti de certains européens quant au président français.
Comme le déclare la société des journalistes de Courrier International, au moment ou le magazine risque d’être racheté par Lagardère (avec Le Monde et Télérama): “Un tel acte augure mal de l’indépendance rédactionnelle des titres de notre groupe s’il y devenait majoritaire“.
texte extrait d'un article de: On ne pourra pas dire qu'on ne sait pas
17 décembre 2007
Mouammar

Le très démocrate Mouammar Kadhafi est resté 5 jours en France en visite officielle. Visite au cours de laquelle on lui a déployé le tapis rouge, on lui a fait visiter la capitale avec une escorte telle que cela a perturbé la vie de nombreux Parisiens. Il à pu visiter Versaille, le Louvre., il a fait du bateau mouche et même chassé à Rambouillet. On lui a dressé sa tente dans les jardins de l'Elysée alors qu'au même moment des CRS démontaient les tentes des sans logis. Et quand enfin il est parti samedi, c'est avec des armes, du nucléaire et en ayant bien pris soin de baffouer la démocratie et les droits de l'homme...
16 décembre 2007
L'argent sale

Paris va signer des contrats commerciaux pour une dizaine de milliards d'euros, "des contrats de collaboration pour une usine de dessalement d'eau de mer avec un réacteur nucléaire", "une coopération en matière d'armement, et différents contrats économiques.
15 décembre 2007
L' associé

Les amis de Nicolas


