08 novembre 2008
De Sarkozy à Vichy

Nul ne peut ignorer les lois xénophobes et antisémites votées à Vichy, nul ne doit ignorer que "travail famille patrie" est un slogan qui va plus loin que le sens des mots employés. Le travail, la famille, la patrie, restent des valeurs conservatrices mais si on peut s'en servir aux USA, en France les mots collés les uns aux autres feraient hurler toute la e politique hormis l'extrême droite. En créant le ministère de l'immigration et de l'identité nationale, Sarkozy avait déjà flirté avec le "souvenir" du temps où le terme vichyste était plus à la mode que celui de Vichyssois. Hortefeux en installant son Haut Conseil à l'Intégration dans une ville qui reste célèbre pour avoir fait des "immigrés" - entendez par là les Français pas assez Français - de la viande pour les nazis, est, soit une bourde digne d'un crétin sans nom, soit une provocation d'un cynisme peu approprié lorsque l'on est ministre et non humoriste.
Que veut dire Hortefeux à la gauche si ce n'est: "je vous emmerde"? Il savait pertinemment que son "idée" ferait du bruit, ferait l'objet d'une polémique, qu'on l'accuserait de jouer avec des symboliques douteuses, mais il s'en branle. Tel un mauvais acteur d'une série policière de TF1, il feint la surprise, il se dit choqué par le procès fait ad vitam aeternam à cette petite ville de l'Allier. Il accuserait presque ceux qui le trouvent ambigu d'être des mauvais esprits qui voient le mal partout même où il se trouve! Selon la vielle technique qui consiste, lors d'une polémique, à faire croire qu'elle porte sur un autre sujet, Hortefeux veut se faire le chantre de la réhabilitation de Vichy. Il ne dit pas que ses lois ne sont pas xénophobes, il dit juste qu'il faut arrêter de résumer Vichy à son passé. Il aurait pu s'outrer que l'on puisse comparer son poste à celui d'un vichyste et se dire "blessé" par la comparaison, mais non, l'Hortefeux il s'amuse d'un rien et il nous regarde en disant je ne vois pas ce qui vous dérange si je vais parler d'immigration à Vichy. C'est une mode dans ce gouvernement, Sarkozy ne voyait pas le problème en parlant des bienfaits de la religion devant des fondamentalistes religieux à Ryad et Hortefeux il est tout pareil que son maître.
Hortefeux a déclaré: "on en a ras le bol de cette histoire du passé". C'est beau tellement c'est con. En gros, y en a marre de ces histoires de juifs déportés, faut passer à autre chose. Il en a "ras le bol" le Brice qu'on puisse se souvenir que la France collabora à LA solution finale, car Vichy ce n'est pas que ça, c'est aussi la ville où il aime passer ses vacances. Ah bon, mais alors il faut vite corriger les livres d'histoire, changer les panneaux marrons des autoroutes pour y graver: "Vichy, sous-préfecture de l'Allier, où Monsieur Brice Hortefeux aime bien y poser son gros cul". Comment les gens de gauche n'ont-ils pas compris que les temps ont changé, et qu'aujourd'hui la figure de Vichy ce n'est plus Pétain mais Hortefeux. Vous allez me dire que ça change pas grand chose, parce que la formule est facile et qu'on aime bien rigoler, nous qui n'avons pas le pouvoir de remplir les charters. Mais en réalité Hortefeux ce n'est pas Pétain, et Vichy n'est pas célèbre pour une connerie comme le nougat. Ce qui s'est passé à Vichy ne doit jamais s'oublier, c'est le genre "d'histoire du passé" qu'on apprend à l'école, dont on fait des films pour justement se souvenir que la France s'est torchée son vieux cul avec les Droits de l'Homme et qu'elle tira la chasse avec les eaux de Vichy. Ce qui est tordant dans cette histoire c'est le double-jeu indécent que nous impose le gouvernement. Entre la lettre de Guy Môquet et le parrainage des enfants juifs morts dans les camps par des gosses d'aujourd'hui, on fait de cette période de la France un concert de mièvrerie et de bons sentiments. C'est pratique les larmes, ça coûte rien et ça empêche la compréhension. Regardez comme on chiale sur une lettre à la con, alors comment pouvez-vous nous accuser d'être des vilains si on va méditer un peu sur le tri-sélectif humain à Vichy?
Extrait d'un article d' Anthony Casanova paru dans "Le coq hebdo"

11 juillet 2008
Serge Dassault... Président !

Virons les fonctionnaire, supprimons les syndicats, éradiquons les CDI, libérons le temps de travail, interdisons les grèves, obligeons les salariés à dormir sur leur lieu de travail... Il était une fois le monde merveilleux de Serge Dassault, l'ami de Sarkozy, le héraut de la droite décomplexée, l'homme qui valait 35 milliards... de subventions publiques. Si Serge Dassault n'existait pas, il faudrait l'inventer... mais heureusement, il existe !
L'homme est combatif, ferme et sans ambigüité. Respect. Il est propriétaire du Figaro et de Dassault Aviation, qui aura couté 35 milliards d'euros de subventions publiques. Il est maire et sénateur, il est aussi rapporteur spécial de la mission "travail et emploi". Très spécial même... Depuis quelques temps, l'homme s'est mis en tête de changer la France, de faire bouger les lignes, de réformer en profondeur, de transcender les mentalités, de soigner la France de son "cancer" des 35 heures, de libérer son pays de l'"anarchie", de lancer la chasse à ces chômeurs qui ne veulent pas travailler...
Serge Dassault était invité de la matinale d'iTélé, hier matin.
La grève doit être interdite. Sus à l'anarchie !
"Il faut encadrer le droit de grève (...) La grève politique doit être interdite, la grève de soutien doit être interdite (...) C'est scandaleux. Quand le gouvernement veut réduire le temps de travail [sic] ou augmenter le temps pour la retraite ou les points retraite, on fait la grève mais ça rime à quoi ? On est en anarchie !" Vu comme ça...
"A quoi ça sert un syndicat ? ça sert à faire la grève parce qu'on fait des licenciements qui sont nécessaires pour l'entreprise ou parce que l'on veut augmenter les salaires, ce qui aussi nuit à l'entreprise." Reconnaissons qu'ils ne sont pas gentils, les syndicats !
Sarkozy, bouge-toi un peu !
Sarkozy, "il fait bouger la France et il a raison. A mon avis, il ne la fait pas bouger assez vite".
La Chine ? Un modèle.
"Les Chinois ils travaillent 45 heures, ils dorment sur place dans leurs usines, ils font de bons produits pas chers, parce qu'ils travaillent. La France ne travaille pas." Ce à quoi rétorque le journaliste, inquiet (un anarchiste, peut-être) : "ce n'est pas ce que vous voulez... que les Français dorment dans leurs entreprises ?!". Super-Serge ne répondra pas. Un faux-pas sans doute, Dassault reste humain.
"Ces 35 heures, c'est le cancer de la France, ça a cassé l'industrie."
Le client est roi
"Les chefs d'entreprise ne peuvent plus faire ce qu'ils veulent pour gérer leurs entreprises. Dans une entreprise c'est le client qui compte. C'est pas le syndicat, c'est pas le salarié, c'est pas l'actionnaire." T'es pas client de Dassault Aviation ? Tu comptes pas ! Faut dire que vu le nombre de clients de Dassault Aviation...
Un texte Les mots ont un sens
26 juin 2008
Quand Brice se félicite

Le ministre de l’Immigration, proche de Nicolas Sarkozy, dont la mission réelle est de fixer les voix de la droite et du Front national, a annoncé, au cours d’une conférence de presse, une forte progression des “éloignements” (en voilà un bel euphémisme ! c’est plus sympa que déportation c’est sûr…) de sans-papiers: avec 14.660 reconduites à la frontière sur les cinq premiers mois de 2008, lui qui aime tant les jardins à la françaises et les charters de la “République de proximité”, soit une hausse de 80% par rapport à la même période de 2007. De juin 2007 à mai 2008, a précisé le Eichmann français light à costume de tweed, 29.729 étrangers en situation irrégulière, ni honnêtes ni propres sur eux, ont été reconduits à la frontière, soit une augmentation de 31% par rapport à la période juin 2006-mai 2007.
Autre succès (l’on a les succès qu’on peut…) dont il se félicite : la baisse de 8%, en un an, du nombre des étrangers en situation irrégulière, une estimation basée sur plusieurs critères notamment le chiffre de l’aide médicale gratuite. Au-delà de cette sordide comptabilité, on comprend bien que le ministre des “mimiles” françaouis poursuivrait les clandos jusque dans les chiottes des hostos publiques, s’il le fallait !
Extrait de iledere.parti-socialiste.fr
Madame jeanne MOREAU à Hortefeux
envoyé par henrylombard
Tina: 30 ans et toujours aussi pute
TINA, c'est There is no alternative : Il n'y a pas de politique alternative à ce que vous subissez. On l'entend dans la bouche de l'UMP et certains à gauche se sont fait intoxiquer dans les années 80 ou 90. Retour sur 30 ans de mensonges, d'intox toujours d'actualités. Tout cela sous un faux air de pragmatisme qui cache une idéologie ringarde.
Voilà ce qu'on trouve sur Wikipedia au sujet de Tina.: In economics, politics, and political economy, the acronym TINA refers to a slogan attributed to Margaret Thatcher, once prime minister of Britain, i.e., that "There Is No Alternative" to global free-market capitalism. This is the central slogan of economic liberalism, arguing that free markets, free trade, and capitalist globalization are the only way in which modern societies can go.
Susan George, a prominent critic of neoliberal globalization disagrees by saying "TATA!" (There Are Thousands of Alternatives), which also refers to the main political slogan of the alter-globalization movement: "another world is possible".
Thatcher a pris le pouvoir en Grande-Bretagne en 1975 et a rapidement expliqué que sa politique était la seule possible. Que seul le marché libre permettait de vivre en démocratie. A l'époque nous vivions la fin de guerre froide. Et elle se plaisait à comparer les idées de ses adversaires au système soviétique.
Maintenant voyons les gros mythes qu'on nous a fait gober avec contre-exemples, attention, ça m'a pris du temps et je ne suis pas sûr d'avoir trouvé tous les contre-exemples européens. Il faut dire que Maggy nous a donné de quoi illustrer ce billet.

Il faut privatiser pour rendre l'économie plus compétitive
Tout cela part du principe que la puissance publique forcément étatique ( on oublie les régions et les municipalités bien sûr) est forcément inefficace et incapable d'innover et gaspille l'argent des citoyens. Il faut donc pour les zélés serviteurs de TINA faire la promotion des libéralisations et des privatisations.
En UK, cela a été poussé jusqu'à servir de modèle pour les libéraux: Le secteur de l'énergie et du transport ferroviaire ont été libéralisés pour parait-il booster la concurrence et donc faire baisser les prix. Tout cela selon le mythe voulant que le privé est plus efficace que le public pour gérer ces choses là. Dans le même genre de délire, on a lancé la construction du tunnel sous la manche avec des fonds privés et concession à une entreprise privée. Vous êtes au courant de ce qui s'est produit dans ce dernier cas.L'Etat Anglais (Blair) a du re-investir dans British Energy qui était tombé en cessation de paiement et a du dès 2002 lui affecter des fonds spéciaux. Tout ça par ce que cette entreprise privée avait voulu racheter ses concurrents sans investir dans le réseau. Dans le domaine du transport ferré, c'est un schéma voisin qui s'est produit. Railtrack en cessation de paiement a du être de nouveau placée sous contrôle public. Petit rappel, cela montre aussi que Tony Blair n'a pas fait que des conneries
Là encore, pour maximaliser les profits, on avait oublié de moderniser le réseau. Retards, baisse de qualité du service, problèmes et accidents mortels ont vite accéléré le mouvement. On voit bien avec ces deux exemples, que les entreprises privées ne peuvent pas gérer efficacement des monopoles liés à un réseau physique avec une infrastructure essentielle. Cela empêche de facto toute concurrence (sauf à recopier l'infrastructure, donc avec un coût énorme) et les marchés financiers ne peuvent être satisfait en terme de rentabilité. On le voit, ces exemples montrent des expériences non satisfaisante avec risques pour les usagers et gaspillage d'argent public qui a du être ré-injecté dans l'ancien monopole.
Le seul cas où la privatisation a été en apparence un succès est celui des télécommunications. Mais cela n'a été rendu possible que grâce aux technologies numériques qui permettent de faire circuler sur un même réseau physique des communications d'opérateurs différents et ce en toute concurrence.
Et bien sûr on ne s'inquiète pas des contraintes géo-stratégiques en privatisant le secteur de l'énergie. Alors que tout le monde sait que le coût de l'énergie (fossile) va exploser, des états comme le notre abandonnent au privé des monopoles stratégiques comme l'énergie et son transport. D'ici quelques années, les citoyens risquent de se réveiller trop tard: le coût de l'électricité risque d'exploser pour satisfaire les marchés financiers.
Chez nous, la libéralisation du marché de l'énergie conduit à l'apparition de pseudo-opérateurs d'énergie comme Poweo qui ne produisent pas grand chose et a qui EDF est obligé de vendre de l'électricité à bas prix pour qu'existe une fausse concurrence. Une taxe est même prélevée sur le chiffre d'affaire d'EDF pour financer ces ectoplasmes.
Le marché c'est super, génial et grandiose .
On l'a vu , le marché et la main invisible se sont cassé les dents sur les privatisations liées à des monopoles ou des infrastructures. Pourtant, ils étaient là pour favoriser l'innovation, baisser les prix. Avec comme corollaire, la glorification de la bourse qui est devenue indispensable au fonctionnement de l'économie capitaliste. En France, les entreprises cotées en bourse ne représentent que moins de 20% de l'emploi non public. Elles sont donc à l'abri du marché. Pourtant on voit le patronat nous défendre le recours au marché et au contrat dès que possible. C'est assez incohérent de leur part , quand on voit que la plupart de font pas confiance au marché et que les plus gros d'entre eux rachètent leurs propres actions. Le marché n'est donc pas l'outil prioritaire en cas de recherche de financement de l'innovation. Dans le même esprit, on peut rappeler que les salariés-actionnaires se sont fait avoir. En déplaçant une partie de leurs revenus du salaire vers des actions obtenues par exemple dans un plan d'intéressement ou de participation on crée une dualité entre insiders et précaires, et ont rajoute de l'insécurité financière là où elle n'existait pas. Les mêmes pourront être victimes de licenciement boursiers pour satisfaire les goinfres qui veulent une rentabilité à 15%.
On nous a aussi expliqué que le marché était efficace quand il était transparent. (Vous êtes prié de ne pas exploser de rire). C'est sans doute pour cela qu'il a permis l'éclosion d'une bulle folle basée sur les NTIC à la fin des années 90 et qu'il a du ensuite se refaire une santé sur l'immobilier et financer par un gigantesque risque des crédits basés sur du vent : les subprimes. On voit les errements de la période 2000-2001 se reproduire: Trucages et maquillages des comptes et de bilans, délits d'initiés et confusion entre cabinet d'audit et management. On l'a vu avec Enron et quelques autres perles, on le voit de nouveau avec les banques européennes qui se font prendre la main dans le sac des subprimes et de la quête du profit facile.
L'économie doit être efficace avant tout, et la richesse doit être crée avant d'être partagée.
Raté : depuis les années 80 , la part des salaires ( et cotisations) dans le PIB ou la valeur ajoutée produite par les entreprises a abandonné 11 points aux profits. La bourse à explosé : le CAC40 a triplé de valeur entre 1980 et 1990. L'inflation est passé de près de 13% à 2%. Jamais nos nations occidentales ( nation au sens large) n'ont généré autant de richesse. Signe que le capitalisme dont c'est l'objectif n'a jamais été aussi efficace.
Et que nous reste-t-il ? du chômage, de la précarité et de l'appauvrissement pendant que les revenus du dernier décile progressent sans cesse et encore plus depuis 2002. Ceux qui nous disent que la richesse doit être crée avant d'être partagée devrait s'interroger sur ce qui s'est fait depuis 1983, depuis que l'inflation a été déclarée grande cause nationale puis Européenne.
C'est depuis cette date que nous avons abandonné 11% aux profits et à la rente. Où sont les emplois promis à l'époque ? Nulle part, si ce n'est une explosion de la précarité et du temps partiel imposé. La précarité a doublé depuis les années 80, rappelez vous la droite nous parlait de "flexibilité". Alors, parlons plutôt de redistribuer les gains de productivité dans les salaires. C'est le discours de la gauche radicale certes, mais nous devons le reprendre sans honte. On voit bien que la part de la richesse nationale affectée aux salaires directs et indirects à baissé au bénéfice des profits et de la finance , tout cela pour permettre à une faible partie de la population de s'enrichir. N'oublions pas non plus que c'est la gauche qui a commencé le mouvement en 1983 !
Oh la belle courbe !
Quel dommage que je n'ai pas eu le temps de trouver la même courbe jusqu'à 2007. En tout cas vous voyez qu'étrangement les investissements ont baissé, que le taux de marge à grimpé, et que le profit non investi ( qui part dans les poches des actionnaires) grimpe de la même façon que le chômage. C'est donc le capital qui se rémunère, investit moins ( coucou les libéraux, vous avez mal au cul là?) et qui fait grimper le chômage.

Le chomage au plus bas niveau historique ? Grâce aux réformes libérales ?
Un beau mensonge, on ne regarde plus que l'évolution du nombre des chômeurs de type 1 c'est à dire ceux qui cherchent un contrat de type CDI à temps plein, soit moins de 2 millions en France. Mais il y a 2 autres millions de chômeurs dans les 6 autres catégories. Cela fait donc 4 millions de chômeurs. Les autres nations européennes sont dans des cas voisins avec des traitement statistiques qui vont partout dans le même sens: le camouflage des chômeurs. 1 millions de handicapés du travail en Grande-Bretagne ou aux Pays-Bas. 1 million de pré-retraités au Danemark. En Allemagne, la réforme Haartz 4 a déplacé 6 millions d'allemands vers la pauvreté en lançant un mouvement de baisse des salaires par pression sur les chômeurs qui doivent accepter des emplois moins bien payés sous peine de perte d'indemnité chômage. Ca ne vous rappelle pas une idée géniale ? Sarkozy a dit "nous on va faire tout pareil" aux Allemands. On a créé chez nous des emplois de service à la personne ( le grand dada de Raffarin avant la canicule) , mais ceux-ci ne couvrent en moyenne que 12 heures par semaine et proposent des salaires mensuels inférieurs à 400 euros.
12% des salariés ont un salaire inférieur au SMIC car ils sont à temps partiel et 17% sont a temps plein payé au SMIC ou à un niveau très proche contre 8% 12 ans plus tôt : Cela fait donc près de 30% des salariés qui sont dans des niches à bas salaire. Ce nombre ne cesse de croître du fait des politiques d'exonération de cotisations. Elles coûtent 65 milliards d'Euros à l'Etat, provoquent des déficits sociaux. Dans le même temps, ce mouvement de baisse des salaires conduit à la paupérisation d'un nombre important de citoyens et au final un manque de ressources fiscales pour l'état. Ce qui permet alors de continuer à baisser sa voilure et d'accentuer les réformes anti-sociales.
Les charges sociales doivent être baissées !
Et bien sûr, dans le cadre de TINA on confond cotisations sociales et donc système d'assurance collectives contre la maladie, le chômage et la vieillesse avec des charges et impôts. Tout ça c'est le cauchemar des libéraux et de leur complices: rendez vous compte, la santé des gens gérée par des systèmes collectivistes. Certaines folles font même des blogs pour quitter la sécu et comparent le tout à des soviets.
Même s'ils ne devaient payer qu'un seul euro de cotisation, vous trouverez toujours des petits (et gros) patrons capables de couiner contre ce système. Et leur amis politiques de favoriser baisse de cotisations et dé-remboursement de concerts. Car les deux mouvements sont liés. Tout d'abord la France n'est pas le champion du monde des prélèvements obligatoires. C'est un mythe entretenu par des crétins. Ce sont les mêmes qui ignorent que nous sommes parmi les plus productifs au monde, et que nous sommes le 3 ou 4e en terme de qualité de soins et d'offre globale de santé. Aux Etats-Unis où les "charges" sont moindres, le volume global des dépenses de santé est bien plus important que chez nous, et 47 millions d'américains n'ont plus les moyens de se soigner correctement. On voit bien que ces cotisations sont des avances de salaire et participent à l'efficacité du système. Des salariés en bonne santé sont plus productifs et plus inventifs.
Mais tout ce système de baisse de cotisation et de déshabillage du système collectif cache des intérêts privés : Guillaume Sarkozy , frère du président, est à l'oeuvre pour ramasser les bénéfices dans le monde des assurances complémentaires.
Un article de l'excellent Intox2007.info
19 mars 2008
L'oeil de Sarko

Nicolas embauche un autre Nicolas pour surveiller la toile. Nicolas Princen rejoint l’Elysée pour structurer une cellule de veille internet et identifier tout ce qui fait du buzz autour du chef de l’Etat. La nouvelle annoncée par le JDD a été confirmée hier par le post.fr et elle fait déjà beaucoup jaser les blogs. Princen travaillera aux côté de François de La Brosse qui s’occupe déjà du site Elysée.fr. Diplômé d’HEC, militant UMP, le jeune homme de 25 ans est déjà qualifié d’œil de Sarkozy par le blog Sarkofrance.
Nicolas, l'oeil de Sarkozy sur internet
envoyé par sarkophage
19 février 2008
Le pantin du F-Haine

Nicolas Sarkozy n’est pas fasciste mais il est nationaliste - au moins. Il n’en est donc pas moins dangereux... Pourquoi ? Parce que son respect - politique - du pluralisme démocratique ne doit pas masquer sa tendance - culturelle - à l’uniformisation nationale, c’est-à-dire au refus des différences internes propres à la culture de la France - surtout à notre époque multiethnique et pluri-confessionnelle.
Du point de vue de la définition, quelle est donc la limite entre une droite "dure" et une extrême droite "douce", c’est-à-dire républicaine et non fasciste, telle que le FN n’a jamais cessé de le clamer ? Jusqu’où va la droite ? Où commence l’extrême droite ? Les frontières anciennes et nouvelles de l’extrême droite semblent en effet beaucoup trop nébuleuses, selon une autre grave confusion que ne cessent d’alimenter leurs représentants - et pour cause : l’idéologie nationaliste, même non fasciste, est-elle (re)devenue si populaire ? C’est très loin d’être sûr actuellement... Mais si l’on respecte le sens du nom et des propos du plus célèbre parti contemporain d’extrême droite, le Front national, il devient clair que celle-ci en France ou en Europe ne commence pas avec le fascisme ou avec la dictature (sur lesquels elle peut déboucher et auxquels on tend donc à l’assimiler spontanément) : elle commence de façon républicaine et avec le nationalisme. Il ne s’agit pas d’un nationalisme "dominé" et émancipateur, à délivrer d’une oppression extérieure - comme par exemple celui des colonies à la conquête de leur indépendance - mais du contraire : un nationalisme "dominant" et intolérant, expansif à l’extérieur de ses frontières et oppressif à l’intérieur, avec repli et fermeture identitaires dans les limites d’un territoire déjà conquis. Or il est clair également que derrière ses discours faussement idéalistes et vraiment globalisants, tantôt "dynamiques" et tantôt mièvres, les interventions et les propositions les plus neuves de Nicolas Sarkozy sont républicaines, nationalistes, dominantes, intolérantes et oppressives : création d’un ministère de l’Immigration et de l’Identité nationale (en une formulation déjà glaçante...), fermeture des frontières (au niveau national et européen), intensification des expulsions, répression policière (sous couvert de "sécurité"), "tolérance zéro", arrogance économique, "immigration choisie", etc.
Cette idée d’ "immigration choisie", par exemple, est une proposition sarkozienne assez proche de la "préférence nationale" chère au Front national (qui fut pour cette raison plus décriée) : le territoire français n’y est plus considéré comme "terre d’accueil" possible - ouverte - mais comme terre à protéger - sélective et fermée. Ainsi, même si le nationalisme de Sarkozy reste différent de celui de Le Pen, plus ouvertement agressif et xénophobe, rarement orientation politique ne fut aussi ouvertement "nationale-répressive" - et par conséquent à l’extrême droite. La limite entre droite et extrême droite est nettement franchie.
07 février 2008
Le retour du Césarisme

Poursuivi par son désir frénétique de tout changer en France, le Président de la République s’attaque maintenant à nos institutions. Il devrait transmettre au Conseil des ministres ainsi qu’aux responsables des partis politiques un avant projet de loi de réforme constitutionnelle.
Il était logique de penser, le Président occupant déjà, sous la Vème république, la place prééminente que nulle institution ne lui dispute, que ce soit les pouvoirs du Parlement qu’il convenait donc de renforcer. Or, à la lecture de ces propositions, la réalité apparait toute autre. Et il nous faut nous rendre à l’évidence, nous résoudre à la triste vérité qui s’offre à nos yeux ; Nicolas Sarkozy n’a qu’un seul but : être seul au-dessus de tous, pouvoir se montrer partout, être au centre de tout !
Césariste dans l’âme, ou plus exactement en diable, il s’étonnait, il y a quelque temps, d’être obligé d’envoyer ses conseillers aux réunions d’arbitrage à Matignon pour contrôler l’action des cabinets ministériels, faisant remarquer qu’il lui serait tellement plus simple de convoquer ses ministres à l’Elysée, et de procéder directement aux arbitrages. Aujourd’hui, alors qu’il est, tous les jours, sur toutes les chaînes de télévision, sur toutes les ondes, dans tous les journaux, tous les magazines et les divers médias, il lui parait inconcevable et insupportable de ne pas avoir le droit de s’exprimer, comme il le veut et quand bon lui semble, devant le Parlement. Les Chefs d’Etats étrangers, fait-il remarquer, s’expriment devant les assemblées et ce droit me serait refusé. Et l’on écoute encore, dans l’hémicycle, mes messages debout. Voilà, conviendrez-vous, qui est anachronique et mérite un bon dépoussiérage ! Pour faire bonne mesure, le Président veut se faire écouter du Parlement selon son propre choix. Il ne s’expose pas à un vote, il ne s’oblige pas à répondre, mettant ainsi ses pas dans ceux du Président Félix Faure : « Le Président de la République écoute, mais ne répond jamais ! ».
Qu’importe que ces désirs et ce caprice soient contraires à la règle fondamentale de séparation des pouvoirs entre l’exécutif et le législatif, connue depuis Montesquieu : l’omniprésence et l’ubiquité doivent être ses marques distinctives, au même titre que l’hyperactivité !
04 février 2008
Sark Attacks

Nicolas Sarkozy est désormais aussi impopulaire que Jacques Chirac après les grèves de 1995, au même moment de son mandat. Les déçus de la première heure réalisent que le pouvoir d'achat ne suit pas, et que le discours Bling Bling est creux. Pour réagir, il est passé à l'attaque ces derniers jours.
L'équipe Sarkozy a ainsi fait feu de tout bois pour rassurer l'électeur sur son pouvoir d'achat et le sens de l'action :
(1) le paquet fiscal aurait été précurseur pour protéger l'économie française du choc de la crise américaine.
(2) Les retraites seront revalorisées au-delà des 1,1% prévus si l'inflation décolle, a déclaré Xavier Bertrand.
(3) Sarkozy a promis que l'Etat mettra de l'argent dans l'usine d'Arcelor-Mittal.
(4) Sarkozy a réclamé la démission de Daniel Bouton, le PDG de la Société Générale, après l'affaire Kerviel.
(5) François Fillon débloque 250 millions pour les sans-abris en début de semaine.
(6) Rachida Dati fait voter sa loi sur la rétention indéfinie, fidèle aux promesses électorales pour l'électorat frontiste.
Le Sarkozysme se transformerait-il en une entreprise clientéliste ?
01 février 2008
Ce bon docteur Kouchner

24 janvier 2008
Africa Paradis

Le ministre de l'Immigration, Brice Hortefeux, a annoncé hier la création d'un groupe de travail destiné à réfléchir à une modification constitutionnelle permettant d'instaurer une politique de quotas, auquel participera notamment un ancien secrétaire d'Etat socialiste.
Le Conseil constitutionnel a déjà jugé la notion même de quotas contraire au principe d'égalité qui concerne aussi bien les Français que les étrangers. L'imposer pourrait donc nécessiter une modification de la Constitution.
«Ces quotas ne sont naturellement pas des sujets simples. C'est pour cela qu'avec l'autorisation du président de la République et du premier ministre, j'ai décidé de constituer un groupe de travail, une commission sur le cadre constitutionnel de la nouvelle politique d'immigration», a dit Brice Hortefeux.
Brice Hortefeux, un fidèle du président, s'était vu rappeler l'objectif des «quotas» inscrit dans le programme de Nicolas Sarkozy, dans une «lettre de mission» en juillet.
Depuis fin décembre, les préfectures peuvent déjà délivrer des autorisations de travail aux étrangers pour une liste très restreinte de 6 à 30 emplois pour les ressortissants non européens, et de 150 pour les ressortissants de l'Union européenne, notamment les Européens de l'Est.
Brice Hortefeux s'est une nouvelle fois dit favorable à la diminution globale du nombre d'étrangers autorisés à venir et à l'organisation, chaque année devant le Parlement, d'un débat sur l'immigration où serait précisé ce nombre.

